Guide de la délivrabilité des e-mails : pourquoi vos e-mails arrivent en spam et comment y remédier

Claire Mitchell

Rédactrice spécialisée en marketing du cycle de vie, Chargezen

19 octobre 2026 · 7 min de lecture

Les e-mails marketing finissent généralement en spam à cause d’enregistrements SPF, DKIM ou DMARC manquants, de trop nombreuses plaintes pour spam, de listes anciennes ou peu engagées, ou d’une hausse soudaine du volume. Corrigez d’abord l’authentification, puis n’écrivez qu’à vos contacts les plus engagés le temps que votre réputation se rétablisse.

La délivrabilité des e-mails, c’est le fait que vos e-mails arrivent dans la boîte de réception, sans finir dans le dossier spam ni être rejetés en silence. Tout le reste de votre marketing par e-mail en dépend : le meilleur objet du monde ne vend rien depuis le dossier spam. La bonne nouvelle, c’est que la délivrabilité tient surtout à une courte liste de choses que vous maîtrisez.

Ce guide explique comment les fournisseurs de messagerie décident où vont vos e-mails, les raisons les plus courantes pour lesquelles ils finissent en spam, et que faire dans chaque cas. Il se termine par une checklist et une partie sur la façon de réagir à une chute soudaine.

« Distribué » veut-il dire arrivé dans la boîte de réception ?

Le chiffre « distribué » de votre outil d’e-mail signifie seulement que le serveur destinataire a accepté le message. Il a pu quand même aller dans le dossier spam ou l’onglet Promotions. Les fournisseurs de messagerie ne disent pas aux expéditeurs où chaque message a atterri : il faut donc lire les signaux, comme des ouvertures et des clics en baisse sur les adresses Gmail ou Outlook, un taux de plaintes pour spam en hausse, ou plus de rebonds que d’habitude. Comparez vos chiffres aux références publiées pour l’e-mail.

Comment Gmail, Yahoo et Outlook décident-ils où vont les e-mails ?

Les fournisseurs de messagerie regardent trois choses : si votre e-mail vient vraiment de vous (l’authentification), comment les gens ont réagi à vos e-mails passés (la réputation), et si ce message ressemble à ce que les gens veulent (l’engagement et le contenu). Depuis 2024, les trois grands ont aussi fixé des règles écrites pour les expéditeurs en masse. Nous avons vérifié leurs propres pages le 19 octobre 2026 :

  • Gmail : Les consignes de Google pour les expéditeurs exigent de ceux qui envoient plus de 5 000 messages par jour vers des comptes Gmail personnels qu’ils configurent SPF, DKIM et DMARC (une politique « none » est acceptée), alignent le domaine de l’adresse d’expédition avec SPF ou DKIM, prennent en charge la désinscription en un clic dans les messages marketing et gardent le taux de spam indiqué dans Postmaster Tools sous 0,30 %. La recommandation de Google est de rester sous 0,10 %.
  • Yahoo : Les bonnes pratiques de Yahoo pour les expéditeurs demandent aux expéditeurs en masse SPF et DKIM, une politique DMARC valide d’au moins p=none, un en-tête de désinscription en un clic qui fonctionne, des désinscriptions appliquées sous 2 jours et un taux de spam inférieur à 0,3 %.
  • Outlook : Les exigences de Microsoft pour les expéditeurs à gros volume vers les adresses Outlook.com, Hotmail et Live (plus de 5 000 e-mails par jour) sont entrées en vigueur le 5 mai 2025 : SPF et DKIM doivent réussir et DMARC doit être publié avec p=none ou plus strict.

Pourquoi les e-mails arrivent-ils en spam ?

CauseCe que l’on observeLa solution
Authentification absente ou défectueuseLes e-mails échouent aux contrôles SPF, DKIM ou DMARCPubliez les trois pour votre domaine d’envoi et vérifiez qu’ils réussissent
Trop de plaintes pour spamTaux de plaintes proche de 0,3 % ou au-dessusEnvoyez moins aux gens qui ne s’engagent pas ; facilitez la désinscription
Envois à des listes anciennes ou achetéesBeaucoup de rebonds, pièges à spam, faible engagementN’écrivez qu’aux gens qui se sont inscrits ; retirez les contacts inactifs depuis longtemps
Une hausse soudaine du volumeTout va bien à 5 000 par semaine, spam à 80 000 en une journéeAugmentez le volume peu à peu ; prévoyez une montée en charge progressive (warm-up) pour les nouveaux domaines
Faible engagementPeu d’ouvertures et de clics depuis des moisSegmentez selon l’engagement et envoyez la plupart des e-mails aux contacts engagés
Désinscription difficile à trouverLes gens cliquent plutôt sur « signaler comme spam »Un lien visible et un en-tête de désinscription en un clic
Contenu trompeurObjets qui ne correspondent pas à l’e-mail ; raccourcisseurs de liens ; e-mails composés uniquement d’imagesDites ce qu’il y a à l’intérieur ; utilisez votre propre domaine dans les liens ; incluez du vrai texte

Étape 1 : authentifier votre domaine

SPF liste les serveurs autorisés à envoyer pour votre domaine. DKIM ajoute une signature qui prouve que le message n’a pas été modifié. DMARC indique aux destinataires quoi faire quand un message échoue, et vous envoie des rapports. Ensemble, ils empêchent d’autres personnes d’envoyer des e-mails en votre nom, et ils sont désormais obligatoires pour les expéditeurs en masse. Notre guide SPF, DKIM et DMARC explique chaque enregistrement et comment le publier.

Étape 2 : protéger votre réputation d’expéditeur

Votre réputation est liée à votre domaine d’envoi et aux serveurs depuis lesquels vous envoyez. Elle monte quand les gens ouvrent, cliquent et répondent, et baisse quand ils ignorent, suppriment ou signalent vos e-mails. Quelques habitudes la protègent :

  • Envoyez la plupart des campagnes aux contacts qui ont ouvert ou cliqué ces derniers mois. Comme la protection de la confidentialité d’Apple Mail ouvre les e-mails automatiquement, tenez aussi compte des clics et des commandes.
  • Gardez un rythme d’envoi régulier. De longs silences suivis de gros envois paraissent suspects.
  • Utilisez un sous-domaine (comme mail.yourstore.com ou news.yourstore.com) pour le marketing si votre outil le permet, afin que les problèmes marketing ne touchent pas votre e-mail professionnel de tous les jours.
  • Surveillez votre taux de plaintes pour spam dans Google Postmaster Tools et agissez bien avant qu’il atteigne 0,3 %.

Étape 3 : prévoir une montée en charge progressive (warm-up) pour les nouveaux domaines et les gros envois

Un domaine sans historique d’envoi, ou qui passe à un nouvel outil, a besoin de temps pour gagner la confiance. Commencez par écrire à vos contacts les plus engagés, puis élargissez un peu l’audience chaque jour ou chaque semaine pendant quelques semaines. Avant une grosse promotion, augmentez le volume régulièrement dans les semaines qui précèdent plutôt que d’un coup le jour même. Voir notre checklist e-mail et SMS pour le Black Friday pour un calendrier.

Étape 4 : garder votre liste propre

  • Retirez aussitôt les rebonds durs (hard bounces) : Les adresses qui n’existent pas nuisent à votre réputation à chaque envoi.
  • Surveillez les rebonds doux (soft bounces) : Les boîtes pleines et les erreurs temporaires ne posent pas de problème une fois ; les rebonds doux répétés doivent aller dans la liste d’exclusion.
  • Excluez ceux qui se plaignent : Toute personne qui signale un spam ne doit plus jamais recevoir de marketing.
  • Prévoyez une fin d’engagement (sunset) pour les contacts inactifs : Envoyez un dernier message de réengagement aux gens qui n’ont pas réagi depuis des mois, puis cessez d’écrire à ceux qui ne répondent toujours pas. Voir comment nettoyer votre liste d’e-mails.
  • N’achetez jamais de listes : Les listes achetées contiennent des pièges à spam et des gens qui n’ont jamais accepté d’avoir de vos nouvelles.
  • Conservez les exclusions à l’import : Quand vous changez d’outil, emportez les désinscriptions et les rebonds avec vous.

Étape 5 : écrire des e-mails auxquels les boîtes de réception font confiance

  • Un objet qui correspond à ce qu’il y a à l’intérieur.
  • Un nom d’expéditeur reconnaissable et une adresse sur votre propre domaine qui peut recevoir des réponses.
  • Du vrai texte, pas une seule grande image.
  • Des liens sur votre propre domaine ou le domaine de suivi de votre outil, pas de raccourcisseurs de liens publics.
  • Un lien de désinscription clair, et un en-tête de désinscription en un clic ajouté par votre outil.

Que faire si la délivrabilité chute soudainement ?

  • Vérifiez que SPF, DKIM et DMARC réussissent toujours. Les changements DNS, les nouveaux outils ou un changement de domaine les cassent souvent.
  • Regardez vos derniers envois : avez-vous écrit à un ancien segment, importé une liste ou fait bondir le volume ?
  • Vérifiez dans Google Postmaster Tools les changements de taux de spam et de réputation.
  • Suspendez les envois aux contacts non engagés et n’écrivez qu’aux plus engagés pendant une semaine ou deux.
  • Vérifiez si votre domaine ou votre IP d’envoi figure sur une liste de blocage publique, et suivez la procédure de retrait de cette liste.

La checklist de délivrabilité

  • SPF, DKIM et DMARC publiés et réussis ; domaine de l’adresse d’expédition aligné.
  • Un en-tête de désinscription en un clic et un lien de désinscription visible dans chaque e-mail marketing.
  • Taux de plaintes pour spam bien en dessous de 0,3 %, idéalement sous 0,1 %.
  • Rebonds durs, auteurs de plaintes et désinscrits exclus automatiquement.
  • Fin d’engagement (sunset) des contacts inactifs selon un calendrier.
  • Montée en charge progressive (warm-up) sur plusieurs semaines pour les nouveaux domaines et les grands événements.
  • La plupart des campagnes envoyées à des segments engagés.
  • Un contenu qui correspond à son objet, avec du vrai texte et vos propres domaines dans les liens.

Comment SmartyTap vous aide

SmartyTap intègre ces habitudes à l’envoi. Il vérifie les enregistrements DNS de votre domaine d’envoi, y compris DKIM et DMARC, et fait monter les nouveaux domaines d’envoi en charge selon un calendrier de warm-up. Il ajoute la désinscription en un clic, exclut automatiquement les rebonds et les plaintes, traite les boucles de rétroaction des fournisseurs de messagerie et vous aide à garder votre liste propre. Smart Sending écarte toute personne qui a reçu un e-mail d’une autre campagne dans les 16 dernières heures, et les segments permettent d’écrire facilement d’abord aux contacts engagés.

SmartyTap Starter coûte US$20 par mois pour 2 500 contacts, 25 000 e-mails et 250 crédits SMS (segments). Pro coûte US$199 par mois (ou US$1 990 par an) pour 25 000 contacts, 250 000 e-mails et 2 500 crédits SMS (segments). Un crédit couvre un segment et coûte US$0,02. Les nouveaux espaces de travail ont besoin d’un plan payant pour envoyer, et il n’y a pas d’essai gratuit. Voir les tarifs de SmartyTap.

Glossaire : délivrabilité des e-mails, réputation d’expéditeur et taux de plaintes pour spam. Mise en place étape par étape dans la documentation : authentification du domaine d’e-mail, montée en charge progressive du domaine d’envoi et Smart Sending. À lire ensuite : SPF, DKIM et DMARC expliqués, le marketing par e-mail pour Shopify et série d’e-mails de bienvenue.

Questions fréquentes

Pourquoi mes e-mails marketing arrivent-ils en spam ?

Les raisons les plus courantes sont des enregistrements SPF, DKIM ou DMARC manquants, trop de plaintes pour spam, des envois à des contacts anciens ou peu engagés, et des hausses soudaines de volume. Corrigez d’abord l’authentification, puis écrivez à vos contacts les plus engagés le temps que votre réputation se rétablisse.

Quel taux de plaintes pour spam est trop élevé ?

Google et Yahoo fixent tous deux la limite à 0,3 % pour les expéditeurs en masse, et la recommandation de Google est de rester sous 0,1 % (vérifié le 19 octobre 2026). La plupart des expéditeurs en bonne santé se situent bien en dessous de ces deux chiffres.

Combien de temps dure la montée en charge progressive d’un nouveau domaine d’envoi ?

Généralement quelques semaines d’envois réguliers et croissants, en commençant par vos contacts les plus engagés. Plus vous prévoyez d’envoyer d’e-mails, plus la montée en charge doit être longue.

Qu’est-ce qu’un bon taux de délivrabilité des e-mails ?

Le placement en boîte de réception n’est pas communiqué directement : surveillez donc les signaux visibles. Les rebonds doivent rester faibles et stables, les plaintes pour spam bien en dessous de 0,1 %, et les clics réguliers sur les adresses Gmail, Yahoo et Outlook. Une chute soudaine chez un seul fournisseur indique généralement un problème de réputation chez lui.

Écrit par

Claire Mitchell

Rédactrice spécialisée en marketing du cycle de vie, Chargezen

Claire Mitchell écrit sur le marketing du cycle de vie, l’engagement client et le rôle croissant de l’IA dans la fidélisation. Elle montre comment les entreprises utilisent l’e-mail, le SMS, les plateformes de messagerie et les données comportementales pour offrir des expériences plus pertinentes tout au long du parcours client. Ses articles portent sur l’automatisation du marketing, la segmentation intelligente, les campagnes personnalisées et les stratégies qui aident les marques à augmenter les achats répétés et la valeur vie client.

Prêt à faire grandir le chiffre d’affaires de vos abonnements ?

Rejoignez les marques de premier plan qui utilisent Chargezen pour réduire les résiliations, augmenter leur chiffre d’affaires et automatiser leurs opérations.

Commencer
L’espace, à portée de main

Que feriez-vous avec 22 % de ventes en plus ?